Viscose

Chimiquement, la viscose est une cellulose et prend les mêmes colorants que le coton. Mouillée, elle perd une bonne part de sa résistance : une action mécanique banale sur coton y devient un dégât.

Pourquoi la viscose ne se conduit-elle pas comme le coton ?

La viscose est une cellulose régénérée. Ses chaînes cellulosiques sont plus courtes et moins ordonnées que celles du coton ; la fibre absorbe davantage d'eau, gonfle et perd à l'état mouillé près de la moitié de sa résistance.

En production : même recette, même machine, même temps de cycle, et un résultat qui n'est pas celui du coton. Des marques de corde jusqu'à la déchirure, la plupart des incidents ne viennent pas de la chimie mais de l'action mécanique subie par l'étoffe.

Pourquoi le faux pli et la marque de corde sont-ils plus fréquents sur viscose ?

La fibre gonflée perd son élasticité et le pli ne se rouvre plus. En jet de teinture, l'étoffe qui circule en boyau repasse la même ligne de pliure au même point, tour après tour, jusqu'à ce que le pli de boyau devienne définitif.

Trois mesures agissent ensemble : relever le rapport de bain, ralentir la circulation et travailler avec un agent anti-plis. L'anti-plis facilite le glissement de l'étoffe sur elle-même ; il ne rachète pas un réglage machine erroné. Le mécanisme de formation est détaillé dans faux plis : pourquoi le boyau se plie toujours au même endroit.

Teinture et savonnage

La viscose se teint avec les colorants réactifs et les colorants directs. Elle épuise le bain plus vite que le coton : le contrôle de l'unisson démarre plus tôt et le sel s'ajoute par fractions.

Après teinture réactive, l'élimination du colorant hydrolysé reste obligatoire, et les agents de savonnage pour colorants réactifs sont formulés pour ce travail. La température de savonnage et l'action mécanique restent bornées par la résistance de la fibre à l'état mouillé. La marche à suivre figure dans l'article sur le savonnage après teinture réactive.

Quand les solidités humides restent insuffisantes, les fixateurs pour colorants directs et réactifs prennent le relais.

Utilise-t-on la cellulase sur viscose ?

Oui, mais dans une fenêtre étroite. La cellulase coupe la cellulose ; les chaînes de la viscose étant déjà courtes, une même dose se paie en perte de résistance plus lourdement que sur coton.

Si le traitement est conduit, la dose reste basse, la durée est raccourcie et la désactivation de l'enzyme n'est jamais escamotée. La raison est exposée dans désactivation enzymatique. Les conditions de travail sont données produit par produit dans la famille des enzymes anti-boulochage.

Prétraitement

La viscose ne réclame pas un blanchiment aussi dur que le coton : sa charge en matières colorantes naturelles et en pectines est faible. Un excès d'alcali et une exposition prolongée au peroxyde d'hydrogène affaiblissent la fibre sans rien rapporter. Le choix du séquestrant et du stabilisateur de peroxyde se fait ici aussi d'après la dureté de l'eau.

Quelles familles de produits travaillent sur viscose ?

Six familles couvrent la viscose chez Derin Kimya, fabricant d'auxiliaires textiles en Turquie : les agents anti-plis, les agents mouillants, les séquestrants et stabilisateurs, les agents de lavage et détachants, les fixateurs de colorant et les agents d'apprêt et adoucissants.

Produits adaptés à cette fibre

La liste des produits n'est pas encore prête.

Cette liste se remplit au fur et à mesure de la saisie de la compatibilité fibre de chaque produit. D'ici là, partez des groupes de produits ci-dessus, ou décrivez votre procédé et demandez une recommandation.

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