Acrylique
Sur l'acrylique, la vitesse de teinture change brusquement avec la température. Au-delà d'un seuil la fibre s'assouplit et prend vite le colorant. Ces minutes décident de l'unisson du lot.
Pourquoi la température est-elle si critique sur l'acrylique ?
En dessous de sa température de transition vitreuse, l'acrylique reste pratiquement fermé au colorant. Au-dessus de ce seuil la structure de la fibre se relâche et le colorant cationique y pénètre rapidement. La transition se situe vers 78-82 °C et se déplace selon le type de fibre.
Conséquence : la vitesse de montée en température est déterminante, surtout entre 75 et 90 °C. Une machine qui franchit cette zone trop vite teint plus foncé la partie d'étoffe entrée la première dans le bain, plus claire celle qui suit ; l'irrégularité de teinture vient de là. Pour la même raison le refroidissement se fait lentement : refroidir vite crée des tensions internes et fixe la marque de faux pli.
Que fait le retardateur, et quand devient-il excessif ?
Le colorant cationique porte une charge positive et se fixe sur les sites anioniques de la fibre acrylique. Le retardateur lui dispute ces mêmes sites et ralentit le transfert ; l'étoffe gagne le temps nécessaire à une répartition plus régulière.
L'excès se paie de deux façons : le rendement coloristique baisse, le colorant restant dans le bain au lieu d'aller sur la fibre, et la nuance se décale. Le dosage juste dépend du groupe de colorants et de la profondeur de nuance visée, puis se vérifie en teinture de laboratoire.
Au catalogue, ces produits figurent sous dispersants et égalisants, dans la famille des égalisants.
Le faux pli de l'acrylique est-il définitif ?
En général oui. L'acrylique est thermoplastique : la forme prise à chaud est conservée au refroidissement. Une étoffe pliée à la température de teinture sort de la machine avec ce pli fixé dedans, et le fer à repasser ne le reprend pas.
La prévention est du côté de la production : ne pas descendre le rapport de bain, régler la vitesse de circulation sur l'étoffe et refroidir lentement. Les agents anti-plis augmentent la glisse pour que le pli ne se forme pas toujours au même endroit ; les causes sont détaillées dans l'article sur les faux plis.
Prélavage et apprêt
Le fil acrylique reçoit à la filature un ensimage et un antistatique. S'il n'est pas enlevé avant teinture, il bloque par endroits la pénétration du colorant. Les agents mouillants et les agents de lavage travaillent à cette étape, en milieu proche du neutre et à température modérée.
Côté apprêt, le toucher attendu de l'acrylique est doux et gonflant. Couvertures, maille extérieure et peluche font appel aux adoucissants et aux émulsions de silicone. La température de rame reste sous le point de ramollissement de la fibre ; au-dessus, le toucher durcit et le brillant disparaît.
Quelles familles de produits sur l'acrylique ?
Agents mouillants, dispersants et égalisants, agents anti-plis, antimousses, agents de lavage et détachants et agents d'apprêt et adoucissants.
Produits adaptés à cette fibre
La liste des produits n'est pas encore prête.
Cette liste se remplit au fur et à mesure de la saisie de la compatibilité fibre de chaque produit. D'ici là, partez des groupes de produits ci-dessus, ou décrivez votre procédé et demandez une recommandation.
Vous ne trouvez pas ce qu'il vous faut ?
Nous développons des formulations sur mesure. Décrivez votre procédé, votre type de machine et le résultat visé ; le laboratoire monte l'essai et envoie un échantillon.